Billet. CENI-Gouvernement Tshibala- « CNSA »-Olenghankoy : La noyade

1er janvier 2017-31 août 2017 : huit des douze mois de la petite transition viennent de s’écouler en RD Congo. Quel bilan pour le processus électoral et quelle suite pour le tiers restant ?

C’est depuis 2012, au lendemain des élections de 2011, que la CENI prépare les élections quiauraient dû avoir lieu en 2016. Malgré la petite transition, un trimestre avant la fin de celle-ci, la CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante est toujours incapable d’informer le peuple congolais du jour du scrutin.

L’ex-UDPS Bruno Tshibala s’est battu bec et ongles pour devenir Premier Ministre de Kabilaclaironnant sous les toits et criant à qui veut l’entendre que son « gouvernement » appuierait la CENI pour que les élections aient lieu dans le délai fixé par l’Accord de la Saint-Sylvestre. En ce 1er septembre 2017, que peut-il dire au peuple congolais ?

L’avorton de l’Accord de la Saint-Sylvestre qu’est le « CNSA »-versus Olenghankoy avait pour prétention d’assurer le suivi de l’Accord. En ce 1er septembre 2017, à quel niveau le processus électoral devrait-il être ? Où en est-on ?

Moralité : De ces trois institutions, aucune ne peut affirmer aujourd’hui qu’elle est à la hauteur de l’attente du peuple congolais qui est de procéder à l’alternance au sommet de l’État fin 2017.

Ainsi, durant les huit derniers mois, ces institutions et leurs animateurs se sont répandus en déclarations, intentions… Et au final : ils mordent tous la poussière.

Un proverbe des Baluba du Katanga dit :

« Même un fou, quand il dépose son manioc pour danser au son du tam-tam, une fois, deux fois et qu’on lui vole son manioc, la troisième fois, le fou dansera avec son manioc en main ».

Que la CENI, le Gouvernement Tshibala- et la« CNSA »-Olenghankoy prennent acte :

– Le son de leur tam-tam a permis de voler au peuple son pouvoir, une fois, deux fois, mais aujourd’hui, leurs gesticulations ressemblent à celles d’une personne qui se bat pour éviter une chose: la noyade!

La nature ayant horreur du vide, le peuple congolais va se tourner ailleurs, pour son avenir .

Bruxelles, le 1er septembre 2017

Cheik FITA

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