Billet. « Guerre » imposteurs-Peuple en RD Congo

Depuis le 1er janvier 2018 à 0h01, la RD Congo est entrée dans une situation de non-état avec la fin de la petite transition de douze mois qui avait permis aux animateurs de différentes institutions congolaises de rester en place en vue d’organiser les élections en fin 2017.

Personne ne l’ignorait, mais certains jusqu’au-boutistes ont préféré jouer avec le feu !

Quelles sont les conséquences de cette situation de non-état et comment s’en sortir?

Cette situation entraîne une conséquence ayant plusieurs répercutions :

Faute de légalité et faute de légitimité aucun des anciens animateurs des institutions congolaises ne pourra plus engager la nation.

► Si d’aventure Joseph Kabila le Président sortant signait une ordonnance, elle n’aura aucune valeur, et ne pourra engager le pays ni à l’intérieur, ni à l’extérieur. Oui, Joseph Kabila n’est plus Président de la République démocratique du Congo. Ses chantres auront beau bêler que « A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu. … », à moins de prendre tous les Congolais pour des idiots, ils savent que leur lecture est fausse et point n’est besoin d’entamer des débats de caniveau.

► Le parlement dont les membres avaient épuisé leur mandat en février 2017, ne pourra plus légalement et légitimement se réunir. Et si par entêtement une session extra-ordinaire était convoquée, ce serait une réunion de voleurs et d’aventuriers. Ceux des parlementaires qui se disent de l’opposition devraient être les premiers à déclarer publiquement qu’ils n’ont plus de mandat et donc qu’ils ne peuvent assister à des messes basses.

► Le sénat qui avait perdu toute légitimité depuis 2012 et qui a continué à fonctionner par défi durant cinq ans, (l’équivalent d’une autre législature!) doit se taire définitivement, parce que mort.

► Aucun membre du gouvernement issu de l’Accord falsifié du 31 décembre 2016 ne peut signer un arrêté ou engager l’état,

► Aucun gouverneur de province ne peut non plus engager sa province.

► N’ayant plus de tutelle à qui rendre compte ou pouvant la financer La CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante est désormais bloquée.

►Le gouverneur de la banque nationale ne devrait plus accepter des sorties de fonds pour des demandes émanant des animateurs hors mandat,

Nulle besoin de descendre au niveaux des bourgmestres qui sont depuis 25 ans des agents d’exécution que le gouvernement nommait, alors qu’ils auraient dû être élus.

Chaque ancien animateur d’institution congolaise devra être conscient qu’il sera tôt ou tard poursuivi individuellement pour les actes qu’il aura posé illégalement au nom de l’état à partir du 1er janvier 2018 à 0h01.

Comment s’en sortir ?

Le peuple congolais, conforté par l’article 64 de la constitution est dans l’obligation de récupérer sa souveraineté : la RD Congo est aujourd’hui dans ce cas de figure où « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution. »

Les imposteurs vont-ils capituler ?

Le 31 décembre 2017,

la rage avec laquelle le régime sortant a réprimé militairement les fidèles catholiques dans les églises et aux abords de celles-ci,

-la décision d’isoler le pays en coupant l’Internet et les SMS,

montrent deux choses :

a) le régime du désormais ex-Président Joseph Kabila avait très peur qu’il ne soit balayé par un déferlement populaire,

b) pour la clique qui se cramponne encore au sommet de l’état : c’est le pouvoir ou rien.

Ce comportement a malheureusement une dénomination : le clan Kabila et ses ouailles viennent de déclarer une véritable guerre contre le peuple congolais.

Le pouvoir sortant devenu désormais totalement illégal et illégitime met le peuple congolais dans l’obligation de se défendre, de refuser de mourir comme des moutons.

Très bientôt, apparaîtront tant au pays qu’à l’étranger des actions tendant à asphyxier les imposteurs.

Oui, la« Guerre » imposteurs-Peuple en RD Congo a commencé.

 

 

Bruxelles, le 2 janvier 2018

Cheik FITA

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