Billet. Sanctionner ceux qui ont volé 31 jours au Peuple et à la République

cenco photo radio okapi

Parmi les caractéristiques de l’état de droit, il y a la sanction.

Tu brûles, un feu rouge? La police te colles une amende.

Tu portes atteinte à l’honneur de quelqu’un?

Tu fais un faux en écriture?

Tu braques une banque?

Tu trafiques de la drogue?

Tu causes la mort de quelqu’un dans un accident de voiture?

Tu détournes les deniers publics?

Tu commets un attentat?

En RD Congo, la quinzaine de négociateurs du Camp Tshatshi au dialogue de la CENCO a fait peut-être pire: elle a volé au Peuple et à la République 31 jours, en imaginant toutes les subterfuges possibles pour que l’accord de la Saint Sylvestre n’entre pas en application. Et c’est le peuple souverain qui en a subi les effets pervers.

Ce comportement devrait-il rester impuni ou mérite-t-il sanction?

Et quelles sanctions ?

En attendant l’évaluation exacte des conséquences de cette attitude à différents points de vue (social, économique, politique, culturel…), une sanction politique devrait être envisagée.

Étant donné que l’objectif final de la transition politique de 2017 est l’organisation des élections, serait-il méchant et exagéré de commencer une campagne auprès du peuple contre tous ces individus qui ont eu l’outrecuidance de comploter contre la République durant le mois de janvier 2017 par des manœuvres dilatoires?

Cette campagne devrait être faite dans les circonscriptions électorales où ces quidams pourraient bien se présenter : faciliter leur échec aux élections, pour ceux qui oseront briguer un mandat électif.

Ils ont suffisamment prouvé qu’ils n’ont cure ni de la République, ni de ses citoyens.

Ce sera un bon débarras pour la prochaine législature, la place des voleurs n’étant pas dans les institutions de l’état.

Bruxelles, le 1er février 2017

Cheik FITA

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