Bruxelles, 3è vendredi de sit-in pour le départ de J. Kabila

Sur initiative du « Manifeste du citoyen congolais Esili » et de la plate-forme AMSC-RD Congo « Antenne Monde de la Société civile RD Congo », un troisième sit-in aura lieu à Bruxelles, le vendredi 24 novembre 2017 de 14h00 à 16h00 pour exiger le départ de Joseph Kabila du pouvoir au plus tard le 31 décembre 2017.

Suite à la tenue d’un sommet européen ce jour-là, le sit-in aura lieu à la sortie du métro Porte de Namur et non au rond-point Schumann en face des Institutions Européennes. Il en sera ainsi tous les vendredi jusqu’au 31 décembre 2017 : en cas de sommet européen, le sit-in aura lieu à la  sortie du métro Porte de Namur.

Deux heures par semaine pour la RD Congo

Une opinion très répandue dans la diaspora congolaise voudrait qu’il y ait à Kinshasa et dans toute la république un soulèvement populaire pour chasser Joseph Kabila et ses ouailles du pouvoir.

Pendant ce temps, que feraient les Congolais de la diaspora ? Quelle serait leur contribution ?

C’est la raison d’être de l’organisation hebdomadaire d’un sit-in de deux heures par semaine.

Deux heures par semaines pour la RD Congo, ce ne serait pas trop demander à tous les Congolais vivant en Belgique, idem pour tous ceux résidant dans d’autres pays qui pourraient organiser pareille manifestation dans leurs pays d’accueil.

Il est donc demandé à tous les partis politiques d’opposition de mobiliser leurs membres.

Ponctualité

Les deux dernières fois, c’est au moment où la manifestation prenait fin qu’un bon nombre de compatriotes arrivaient ! Est-il possible que chacun fasse un effort pour arriver à l’heure ?

Des milliers de Congolais dans la rue

Afin que ces manifestations aient un impact, les Congolais sont en devoir de se mobiliser par centaines et même par milliers. À ce moment-là, l’opinion internationale pourrait prêter attention aux revendications congolaises.

En 2011 lors du hold-up électoral qui avait permis à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir, grâce à sa mobilisation, la diaspora avait réussi la prouesse d’attirer l’attention des médias internationaux sur la crise congolaise. En cette fin de 2017 alors que Joseph Kabila va se retrouver sans légitimité et sans légalité, les paramètres sont largement en faveur du peuple congolais. Mais il faut se bouger.

Le changement a un prix

Pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila y a mis le prix : armée, police, services de renseignements, banque nationale, médias… Penser chasser Joseph Kabila demande aussi des moyens. Peut-être moins, mais un minimum de moyens.

C’est pourquoi les organisateurs de cette série de sit-in se sont donné comme mission de sensibiliser tous les Congolais pour qu’ils contribuent au coût financier de la mobilisation :

supports, communication, mobilité… Par exemple, bientôt, l’hiver et le grand froid vont arriver. Il faudrait du chauffage au lieu de la manifestation, des abris en cas de chute de neige ou de pluie. Les mamans congolaises devraient être mises à contribution pour assurer cette logistique. Pensez à apporter une contribution financière, même un euro symbolique.

Mobiliser autour de soi et effet boule de neige

Il est demandé à tous les Congolais de ne pas venir seuls, mais de mobiliser autour de soi, amis et amis du Congo. En Belgique, plusieurs Belges ont un passé congolais pour y être né ou pour y avoir vécu. Sans compter tous les défenseurs des droits de l’Homme, tous ceux qui sont contre l’injustice, l’incurie, la gestion préhistorique d’une nation… C’est avec plaisir qu’ils peuvent se joindre au combat des Congolais pour que prenne fin l’imposture, et que le pays soit enfin dirigé dans les normes.

Bruxelles, le 21 novembre 2017

Cheik FITA

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