Deux Corée : l’Homme est capable du meilleur

La poignée de main entre les  dirigeants des deux Corée est une image forte qui montre à quel point l’Homme est capable du meilleur, pas seulement du pire.

Il fut un temps où les deux Corée étaient une seule nation, un seul peuple.

Ils furent divisés, ils devinrent des ennemis, accumulant des armes pour se détruire mutuellement, ils se firent la guerre, ils s’entretuèrent.

Durant des années, ils cultivèrent la haine dans le cœur de leurs peuples respectifs, ils s’insultèrent, ils se menacèrent…

Aujourd’hui, la poignée de mains entre les dirigeants des deux pays a contredit tout le comportement haineux d’avant, a créé dans le cœur de leurs peuples respectifs un sentiment positif, à l’opposé de celui négatif longtemps cultivé dans leurs cœurs respectifs.

Faut-il autant de temps à l’Homme pour comprendre qu’après toute guerre, il faut la paix ? Qu’après toute haine, il faut l’amour, l’entente, la compréhension ? Peut-on se haïr éternellement ? Peut-on se faire la guerre éternellement ?

L’Homme doit-il continuellement dépenser autant d’énergies, autant d’intelligences, autant de moyens pour chercher à détruire l’autre, alors que toute cette énergie peut être canalisée vers le bien, vers le bien du plus grand nombre, vers le bien de tous.

La poignée de main le 27 avril 2018 entre les dirigeants des deux Corée est certes historique. Mais ne pourrait être davantage historique que dans la mesure où ses effets dureront le plus longtemps possible. La haine elle a bien duré plus d’un demi-siècle, pourquoi pas l’amour et l’entente ?

Que toutes les parties du monde où les membres d’un même peuple se combattent, se font la guerre, se tuent tirent une leçon de cette rencontre, et rectifient leur comportement. Elles se connaissent, ces parties du monde.

Cela est tout aussi valable pour tous les dirigeants du monde qui nourrissent des sentiments belliqueux vis-à-vis d’autres nations dans le but inavoué de les soumettre, de les exploiter.

Où qu’il se trouve, l’être humain a besoin de paix, et non de guerre. il a besoin d’ententes et non de conflits.

Pourquoi se tourner vers le pire, quand on est capable du meilleur?

 

Bruxelles, le 27 avril 2018

Cheik FITA

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