« Esili » le cri de guerre qui ambitionne de chasser Joseph Kabila du pouvoir

Lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 18 août 2017 au siège de la FIDH, une déclaration dénommée « Manifeste ESILI » a été rendue publique à l’issue de leurs travaux, par les participants à une rencontre citoyenne. Dans ce manifeste, il est exigé le départ du pouvoir du Président Joseph Kabila avant le 31 décembre 2017.

ESILI, est un mot lingala qui veut dire : « C’est fini ».

La rencontre citoyenne de la société civile congolaise a été initiée par l’IDGPA, Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le développement en Afrique. Et elle avait comme thème : « Mobilisation citoyenne pour le retour à l’ordre constitutionnel en RD Congo ».

Tenue dans la plus grande discrétion du 15 au 17 août 2017 au Dolce Hôtel à  Vineuil-Saint-Firmin, dans le département de l’Oise, en région Hauts-de-France, la rencontre a connu la participation :

– Des mouvements citoyens de la société civile congolaise dont les membres sont venus de plusieurs provinces de la RD Congo, et d’Europe : Lucha, Filimbi, Congolais debout, ACAJ, ASHADHO, IRDH,

– Des organisations de défense des droits de l’homme,

– Des organisations spécialisées dans l’observation des processus électoraux : AETA, Ligue des électeurs,

– Des journalistes congolais venus pour la plupart du Congo et certains de la diaspora,

– Des délégués de la CENCO, Conférence Épiscopale Nationale Congolaise,

– Des personnalités congolaises de différents secteurs,

Joseph Kabila acceptera-t-il de quitter le pouvoir gentiment ?

Pour atteindre son objectif, le mouvement « Esili » a décidé de contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir par la pression de la rue, en mobilisant la population congolaise avec différentes actions qui seront ainsi menées dans différentes villes de la RD Congo jusqu’à obtenir le départ de Joseph Kabila du pouvoir.

Et une fois Joseph Kabila parti, que se passera-t-il ?

Il y aura « Une transition citoyenne dont les membres seront désignés à la suite d’une concertation nationale ayant mission principale d’organiser des élections crédibles, transparentes, ouvertes et libres et qui n’en seront pas candidats.»

Paris, le 18 août 2017

Cheik FITA

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