Humeur. CENI, vous avez dit contraintes? Et les contraintes constitutionnelles?

Le dimanche 5 novembre 2017 lors de la publication de son fameux calendrier électoral, la CENI, Commission Électorale Nationale Indépendante congolaise  s’est pourléché les babines en égrenant un chapelet de contraintes pour justifier l’organisation des élections bien au-delà des dates normales.

À moins de consacrer la RD Congo comme une république bananière, les vraies contraintes auxquelles la CENI aurait dû d’abord se plier elle-même, ce sont les contraintes constitutionnelles.

Oui, la constitution, c’est la loi des lois pour un pays. Personne n’est au dessus ni de la loi, ni de la constitution.

En parcourant le fameux calendrier de la CENI, on se rend compte à quel point la constitution a été piétinée.

Exemple, la date de convocation de l’élection présidentielle. Quel nombre de jours la constitution donne-t-elle à la CENI ?

La CENI s’y est-elle pliée ?

Tout aussi pire, la fin des mandats des députés, des sénateurs, du Président de la République. Que dit la constitution ?

 » Soki mandat esili, ESILI ! »

Comment la CENI peut-elle donner des rôles à jouer à des individus dont le mandat est terminé ?

Oui, après le 31 décembre 2017, plus aucun animateur d’institutions congolaises n’aura un mandat valide du peuple.

Le mandat pourrait être comparé à la vie.

Le début du mandat c’est la naissance,

La fin du mandat c’est la mort.

En terme biologique on pourrait dire que le 31 décembre 2017, la bonbonne d’oxygène fournie par l’accord de la saint Sylvestre sera épuisée. Conséquence, sans oxygène pour respirer, les députés, les sénateurs et le Président seront morts, donc des cadavres. Et en l’espèce, la CENI donne des rôles à des cadavres politiques au-delà du 31 décembre 2017.

Le 5 novembre 2017, la CENI s’est vraiment moquée des Congolais.

Pourquoi le peuple congolais devrait-il lui se plier à ce qui viole la constitution ?

Il sera difficile de faire prendre au peuple congolais des vessies pour des lanternes.

Cette situation donne au peuple congolais le droit d’appliquer l’article 64 de la constitution en chassant Joseph Kabila et ses ouailles du pouvoir. 

Que les pays amis de la RD Congo qui prennent position dans le dossier électoral congolais tiennent compte de cela. Dans leurs pays respectifs, les contraintes constitutionnelles sont respectées en ce qui est de la date de convocation de l’électorat, qu’ils aident la RD Congo à respecter cette contrainte, au lieu d’énerver le peuple congolais. Nangaa et tous membres de la CENI devront un jour être poursuivis pour cela.

Bruxelles, le 11 novembre 2017

Cheik FITA

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