Putsch du 9 mai 2017, Joseph Kabila a actionné l’article 64 de la constitution congolaise

En signant l’ordonnance n°17/005 DU 08 MAI 2017 portant nomination des membres du gouvernement de Bruno Tshibala, monsieur Joseph Kabila vient d’actionner malgré lui l’application de l’article 64 de la constitution congolaise.

Le 19 décembre 2016 à minuit, le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila avait pris fin.

Pour rester à la tête de la RD Congo, il avait fallu que soit signé l’Accord de la Saint-Sylvestre entre le pouvoir et l’opposition, sous l’égide de la CENCO.

Mais le 27 avril 2017 au Palais du Peuple de Kinshasa, un « Arrangement particulier » a été signé, mais seulement par les membres du clan Kabila et deux transfuges du « Rassemblement ».

Cet Arrangement n’était pas inclusif car, il manquait la signature de la plupart des membres du « Rassemblement » qui avaient signé l’Accord du 31 décembre 2016. Ainsi, il ne pouvait pas engager tout le peuple congolais.

Cet acte juridique de Joseph Kabila est donc nul et de nul effet. Il en sera de même de tous ceux qui en découleront.

Joseph Kabila et Bruno Tshibala sont ainsi des putschistes. Ils tombent sous le coup de l’article 64.

Conséquence : le peuple congolais n’est plus obligé d’obéir à ce pouvoir putschiste. Mieux, il a le devoir de le combattre et de le faire partir.

En tant que putschistes, Joseph Kabila et Bruno Tshibala viennent de déclarer la guerre au peuple congolais.

Ironie de l’histoire, dans une semaine, cela fera 20 ans que le Maréchal Mobutu aura été chassé du pouvoir pour des raisons similaires.

20 ans après la chute de la dictature de Mobutu, ceux qui avaient prétendu venir libérer le Congo-Zaïre n’ont pas trouvé mieux qu’un putsch pour se maintenir au pouvoir.

Le Peuple Congolais est désormais en devoir de les chasser.

Bruxelles, le 10 mai 2017

Cheik FITA

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