SN Brussels, fermeture de consulats…Un combat de chiffonnier made by clan Kabila

Les dirigeants à mandat expiré et qui se cramponnent à la tête de la RD Congo ont de nouveau exhibé leurs « biceps » le lundi 5 février 2018: après la demande de fermeture de la Maison Schengen à Kinshasa, ils ont récidivé et décidé tour à tour:

– De fermer le consulat congolais d’Anvers, demandant aux Belges de fermer à leur tour leurs consulats de Goma ou de Lubumbashi,

– De réduire le nombre de fréquences de vols de SN Brussels.

Ceci est ni plus ni moins qu’un combat de chiffonnier dans lequel le clan Kabila veut entraîner la Belgique. Kabila a-t-il la chance de gagner ce combat?

Engager un bras de fer avec la Belgique c’est véritablement singer Mobutu qui durant tout son règne prit des décisions contre la Belgique sous la colère, mais n’en assura jamais  le suivi, se satisfaisant des effets d’annonces médiatiques.

En dictateur, il laissait le sale boulot à ses collaborateurs pour donner une certaine crédibilité à ses décisions prises dans un saut d’humeur.

La Belgique fonctionnant en véritable état encaissait le coup, l’analysait, étudiait les moyens de ne plus tomber dans le même piège lors d’une prochaine « crise belgo-congolaise ».

Dans l’affaire « consulats », Kabila et les siens ont-ils calculé ce que le Congo perd financièrement, socialement et politiquement?

Les Congolais et les belges d’origine congolaise ne sont-ils pas les plus grandes victimes, tant à Goma, Lubumbashi qu’à Anvers? Devant débourser plus et perdre plus de temps pour obtenir leurs visas par exemple?

Politiquement donc, Kabila peut s’en foutre, il n’a pas de compte à rendre au peuple car, sa présence à la tête de la RD Congo en ce 5 février 2018, il ne la doit pas au peuple congolais. Son deuxième et dernier mandat d’ailleurs chahuté ayant déjà expiré d’une part, et ne restant à la tête de la RD Congo que par le non respect de la constitution et de l’accord de la Saint Sylvestre, l’usage de la force, de l’armée, des services des sécurités et de la police.

Socialement, pour la Belgique, des agents belges vont certes perdre leurs affectations, mais par leurs boulots. Ils ne se retrouveront pas au chômage parce que ce sont des fonctionnaires de l’Etat, ils seront affectés ailleurs.

Et le personnel congolais tant à Kinshasa (maison Schengen) à Anvers, à Goma et à Lubumbashi, quel sera son sort?

A Anvers, les entrées d’argent grâce au visa arrondissaient les fins des mois des agents congolais à qui le ministère des affaires étrangères n’envoie rien, à Goma, Lubumbashi et Kinshasa, tout le personnel congolais se retrouvera au chômage au sens congolais du terme, dans un pays où plus de 90% de personnes sont au chômage!

Quand on connaît le nombre de personnes qui vivent grâce au salaire des rares personnes qui travaillent.

Cela, Kabila et les siens s’en moquent aussi.

Quant à la réduction des fréquences des vols de SN Brussels, là Kabila et ses ouailles sont véritablement tombés dans le panneau.

Le journal le Phare de Kinshasa du mardi 6 février 2018 a publié un excellent article, sous la signature de notre confrère KIMP. et intitulé:  » Dans sa bataille contre Bruxelles : Kinshasa se trompe de cible et
frappe l’Allemagne « .

Recommandation est faite à tous les kabilistes d’acheter le journal le phare de ce mardi 5 février pour lire cet article…

Quand le Cardinal Monsengwo parle de « médiocres », certains se fâchent!

Le bras-de-fer engagé entre la RD Congo et la Belgique n’est ni plus ni moins qu’ un combat de chiffonniers dans lequel les illégaux et illégitimes à la tête de la RD Congo voudraient entraîner l’ancienne métropole. Un combat perdu d’avance, une fuite en avant, signe de fin de règne.

Bruxelles, le 6 février 2018

Cheik FITA

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