Tracasseries du clan Kabila face au « Rassemblement»: la fuite en avant

Vendredi 21 juillet 2017, le « Rassemblement » a ouvert son conclave à Kinshasa pratiquement sous les manguiers. La raison ? Les « missiés » qui gèrent la petite transition congolaise de 2017 ont estimé que cette plate-forme devait au préalable avoir leur autorisation, convaincus qu’ils ont le droit de vie et de mort sur tout ce qui bouge en RD Congo.

Le lieu choisi pour le conclave n’était pas accessible sur ordre de l’ANR!

Pour quel objectif cette drôle de manoeuvre?

Peut-on empêcher une rivière de couler ?

C’est ce qu’a tenté apparemment le clan Kabila de faire, face au « Rassemblement ». Peine perdue car l’ouverture a eu lieu, même sous les arbres et en retard, le discours d’ouverture a été prononcé c’est le plus important, et le peuple souverain a pris acte.

Au deuxième et dernier jour du conclave, où que se tiennent les assises, des décisions seront prises, et le peuple saura ce qu’il doit faire d’ici le 31 décembre 2017, date butoir de la présence de Joseph Kabila à la tête de la RD Congo.

Soyons sérieux : les « missiés » du clan Kabila pensent vraiment que d’ici quelques mois, ils sauront rebondir et trouver les moyens de se maintenir ?

– Ils ont contre eux, le Conseil de sécurité de l’ONU,

– Ils ont contre eux l’Union Européenne,

– Ils se sont mis à dos les évêques,

– Ils ont contre eux les activistes de Goma et de Lubumbashi,

– Ils ont contre eux tous les déplacés internes du grand Kasaï et du grand Kivu,

– Ils ont contre eux la majeure partie des Congolais de l’étranger,

– Cerise sur le gâteau, ils ont contre eux les indomptables Kinois. Qui dit mieux en termes d’impopularité?

Faut pas des binocles pour voir cela !

– Même Didier Reynders de la Belgique qui fut l’unique caution internationale en 2011 à la prestation de serment de Kabila leur a déjà tourné le dos « depuis longueur » comme on dit.

– Ah si, ils ont des soutiens parmi les pays africains : Nkurunziza, Bongo, un peu Kagame et tous les autres oiseaux qui se maintiennent encore au pouvoir sur le continent au mépris de leurs populations… « Keba ! Chance ya moninga, eza ya yo té ».

Au lieu de préparer leurs valises et chercher des nouvelles écoles où ils doivent inscrire leurs « lifanto » pour la rentrée prochaine de classe, les « missiés » du clan Kabila tentent désespéramment de défier ce qui est déjà écrit dans l’ordre des choses à savoir : leur inévitable départ du pouvoir.

Cinq mois c’est vite passé. Et d’ailleurs selon les oracles, ce n’est pas en décembre que cela va chauffer mais bien plus tôt, sûrement en septembre, le temps que le gaffeur Corneille Nangaa ou un autre personnage de dessin animé du clan commette une bévue qui pourrait mettre le feu aux poudres.

Piètre fuite en avant.

Bruxelles, le 22 juillet 2017

Cheik FITA

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